Chapitre premier
Les racines
La maison sentait le pain chaud et la cire. Devant la porte, un noyer que mon père disait plus vieux que le village. C'est là que j'ai appris à compter, en ramassant les noix une à une, dans un panier d'osier trop grand pour mes bras.
L'hiver, on se serrait autour de la cuisinière. Ma mère chantait sans s'en rendre compte. Je crois que je n'ai jamais rien entendu de plus beau depuis.
